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Pour regarder le K-drama et profiter entièrement de sa richesse, il faut comprendre sa langue. Ensuite, chaque genre possède « son jargon » ce qui rend la compréhension des gestes et de la mise en scène encore plus difficile. L’un de ces genres est le sageuk (사극en hanja : 史劇), un drama historique sud-coréen. En Corée du Nord, il s’appelle le gojeon yeonghwa (고전 영화 ; en hanja : 古典 映畫).

ill. 1. Les affiches de trois séries. De gauche : Love in the Moonlight (구르미 그린 달빛 Gureumi geurin dalbit, 2016) ; en haut : Moon Embracing the Sun (해를 품은 달 Haereul pumeun dal, 2012) ; en bas : Sungkyunkwan Scandal (성균관 스캔들 Seonggyungwan seukaendeul, 2010).

Les origines du sageuk

L’histoire du sageuk remonte l’époque de l’occupation japonaise (1910-1945) où Hayakawa Koshu (早川孤舟), propriétaire du théâtre japonais, a réalisé un film muet L’histoire de Chunhyang (춘향전 Chunhyang jeon) en 1923. Il a engagé une gisaeng (기생) et un byeonsa (변사), donc une vraie courtisane et un vrai acteur de voix off, les deux Coréens, pour jouer les rôles principaux. (Hwang, 2011, p. 40) D’après certaines recherches académiques, ce film est considéré comme le premier sageuk dans l’histoire du cinéma coréen. Néanmoins, la constatation peut provoquer des discussions parce qu’il est impossible de parler d’une cinématographie coréenne indépendante à cette époque-là.

Après la séparation, le sageuk est devenu « une spécialité » sud-coréenne. Les années 1955-1967 sont même appelées l’âge d’or du sageuk car elles ont constitué un modèle basique pour les productions du futur. En 1955, la présentation d’une autre version de L’histoire de Chunhyang par Lee Gyu-hwan (이규환, 1904-1982) a ouvert une nouvelle étape dans le développement du genre. C’était aussi un grand succès pour le réalisateur et un grand événement artistique, et social en même temps, parce que la première a attiré 180 000 des gens – un nombre incroyable vu la situation historique et démographique. (Hwang, 2011, p. 44)

ill. 2. L’affiche du film L’histoire de Chunhyang de 1955 par Lee Gyu-hwan.

Le sageuk contemporain

Après 2000, le sageuk a pris une nouvelle forme qu’on connaît jusqu’à présent. Cinq dramas de 2003 ont agrandi la popularité du genre : The Legend of Evil Lake (천년호 Cheonnyeonho) par Lee Kwang-hoon (이광훈), Romantic Warriors (낭만자객 Nangman Jagaek) par Yoon Je-Kyun (윤제균), Once Upon a Time in a Battlefield (황산벌 Hwangsanbul) par Lee Joon-ik (이준익), Untold Scandal (스캔들 – 조선 남녀 상열지사 Seukandeul – Joseon namnyeo sang’yeoljisa) par E J-yong (이재용) et Sword in the Moon (청풍명월 Cheongpung myeongwol) par Kim Ui-seok (김의석). (Hwang, 2011, p. 73)

Les dramas historiques sont souvent basés sur un roman ou un webtoon qui raconte une histoire romantique. Néanmoins, ils restent une riche source de la connaissance sur la culture coréenne traditionnelle. Même si les personnages et les histoires d’habitude sont fictifs, la reconstruction du contexte historique, sociale, économique et culturel reste correcte. Et l’époque le plus souvent choisie pour le tournage est la dynastie de Joseon – « la Qing coréenne ».

Quelques exemples intéressants

L’industrie du sageuk est énorme et dynamique. Voici quelques exemples détaillés des séries dont l’action se déroule à l’époque de Joseon où on peut admirer des beaux costumes :

  • Love in the Moonlight (구르미 그린 달빛 Gureumi geurin dalbit, 2016) : la série réalisée par Kim Sung-yoon (김성윤) et Baek Sang-hoon (백상훈), basée sur un roman sous le même titre de Yoon Yi-soo (윤이수). Le prince héritier Lee Yeong tombe amoureux de son eunuque Hong qui en vrai est une femme. Le motif de cross-dressing a été visiblement exposé.
ill. 8. L’affiche de Love in the Moonlight (구르미 그린 달빛 Gureumi geurin dalbit)
  • The Queen for Seven Days (7일의 왕비 7 Ileui Wangbi, 2017) : la série réalisée par Lee Jung-sub (이정섭) et Song Ji-won (송지원). Après des années de la séparation avec son amoureux prince Lee Yeok et ensuite le roi Jungjong, Shin Chae-kyung devient une reine pour être déposée sept jours après et séparée avec son amour de nouveau.
ill. 9. L’affiche de The Queen for Seven Days (7일의 왕비 7 Ileui Wangbi)
  • The Tale of Nokdu (조선로코-녹두전 Joseolloko Nokdujeon, 2019) : la série réalisée par Baek So-yeon (백소언) et Lim Ye-jin (임예진), basée sur un webtoon sous le même titre de Hye Jin-yang (혜진양). Nokdu, un jeune homme d’une petite île, part pour un village des veuves où il cherche une réponse au secret familial. Il prétend être une femme mais il tombe amoureux à l’une des habitantes du village à la fois, Dong-ju. Dans ce cas, le cross-dressing est particulièrement intéressant parce que c’est rare de trouver un sageuk avec un homme se déguisant en femme.
ill. 10. L’affiche de The Tale of Nokdu (조선로코-녹두전 Joseolloko Nokdujeon)
  • Sungkyunkwan Scandal (성균관 스캔들 Seonggyungwan seukaendeul, 2010) : la série réalisée par Kim Won-seok (김원석) et Hwang In-hyuk (황인혁), basée sur un roman The Lives of Sungkyunkwan Confucian Scholars (성균관 유생들의 나날 Seonggyungwan yusaengdeurui nanal) de Jung Eun-gwol (정은궐). Kim Yoon-hee se déguise en homme (donc encore une autre série avec le motif de cross-dressing) avec le nom Kim Yoon-sik pour gagner sa vie et ensuite, pour pouvoir étudier à Sungkyunkwan, une école préstigieuse et réservée uniquement aux hommes. Quelques étudiant s’intéressent de « son apparence féminine » et l’un d’eux, Lee Seon-jun, tombe amoureux de Kim Yoon-sik avant qu’il connaisse sa vraie identité ce qui pose une question homosexuelle.
ill. 11. L’affiche de Sungkyunkwan Scandal (성균관 스캔들 Seonggyungwan seukaendeul)
  • The Scholar Who Walks the Night (밤을 걷는 선비 Bameul geotneun seonbi, 2015) : la série réalisée par Lee Sung-joon (이성준), basée sur un manhwa sous le même titre de Jo Joo-hee (조주희) et illustré par Han Seung-hee (한승희). Kim Sung-yeol, « le lettré nocturne », est un vampire qui cherche depuis 120 ans une méthode pour éliminer un autre vampire, vivant au palais royal et terrorisant la ville. Un jour, il rencontre une fille, Jo Yang-sun, qui devient essentielle dans sa bataille et qui, « évidemment », devient aussi son amoureuse. Le cross-dressing apparaît dans ce sageuk également. À noter que ce drama introduit une métaphone du vampire ambivalente car il y a un qui représente le mal, et l’autre qui représente le bien.
ill. 12. L’affiche de The Scholar Who Walks the Night (밤을 걷는 선비 Bameul geotneun seonbi)
  • Tale of Arang / Arang and the Magistrate (아랑사또전 Arang Sattojeon, 2012) : la série réalisée par Kim Sang-ho (김상호) et Jung Dae-yoon (정대윤), inspirée d’un personnage légendaire Arang, venant de Miryang. Arang est un fantôme féminin et cherche la vérité derrière sa mort. Kim Eun-oh, un jeune homme et un nouveau juge d’instance local, qui lui à son tour cherche sa mère qui était disparue, capable de voir les fantômes, accepte d’aider Arang. Au fil du temps, ils tombent amoureux l’un de l’autre. Ce drama présente d’une façon très intéressante la réalité des gwisin (귀신), les esprits ou les fantômes venant de l’âme du défunt. Cela aide à comprendre mieux pourquoi le jesa (제사), ceci-dit le rituel des ancêtres et un service commémoratif pour d’autres personnes mortes, est tellement important pour les Coréens.
ill. 13. Tale of Arang / Arang and the Magistrate (아랑사또전 Arang Sattojeon)

Votre « playlist »

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Les illustrations :

  • Image liminaire : Kim Sung-yeol de la série The Scholar Who Walks the Night (밤을 걷는 선비 Bameul geotneun seonbi, 2015)
  • ill. 1. Les affiches de trois séries. De gauche : Love in the Moonlight (구르미 그린 달빛 Gureumi geurin dalbit, 2016) ; en haut : Moon Embracing the Sun (해를 품은 달 Haereul pumeun dal, 2012) ; en bas : Sungkyunkwan Scandal (성균관 스캔들 Seonggyungwan seukaendeul, 2010).
  • ill. 2. L’affiche du film L’histoire de Chunhyang de 1955 par Lee Gyu-hwan.
  • ill. 3. L’affiche de The Legend of Evil Lake (천년호 Cheonnyeonho) par Lee Kwang-hoon
  • ill. 4. L’affiche de Romantic Warriors (낭만자객 Nangman Jagaek) par Yoon Je-Kyun
  • ill. 5. L’affiche de Once Upon a Time in a Battlefield (황산벌 Hwangsanbul) par Lee Joon-ik
  • ill. 6. L’affiche de Untold Scandal (스캔들 – 조선 남녀 상열지사 Seukandeul – Joseon namnyeo sang’yeoljisa) par E J-yong
  • ill. 7. L’affiche de Sword in the Moon (청풍명월 Cheongpung myeongwol) par Kim Ui-seok
  • ill. 8. L’affiche de Love in the Moonlight (구르미 그린 달빛 Gureumi geurin dalbit)
  • ill. 9. L’affiche de The Queen for Seven Days (7일의 왕비 7 Ileui Wangbi)
  • ill. 10. L’affiche de The Tale of Nokdu (조선로코-녹두전 Joseolloko Nokdujeon)
  • ill. 11. L’affiche de Sungkyunkwan Scandal (성균관 스캔들 Seonggyungwan seukaendeul)
  • ill. 12. L’affiche de The Scholar Who Walks the Night (밤을 걷는 선비 Bameul geotneun seonbi)
  • ill. 13. Tale of Arang / Arang and the Magistrate (아랑사또전 Arang Sattojeon)

Bibliographie :

  • Hwang Yun-mi (2011). South Korean Historical Drama: Gender, Nation and the Heritage Industry. University of St Andrews.
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