Nous nous retrouvons enfin pour la suite de l’article sur le K-coréen du miracle économique. Vous vous souvenez ? Oui, ça fait longtemps. Et comme dans la première partie, nous allons un peu remonter le temps.

Park Chung-hee, 1963

Le contexte

C’est Park Chung-hee (박정희) qui suite à son coup d’état de 1961 et avec le contrôle de la junte militaire que la Corée du Sud a amorcé en 1960 son industrialisation.
Mais n’oublions pas qu’à l’époque, la Corée du Sud se trouvait aux portes de la guerre froide avec son fidel ami du Nord. Les infrastructures du pays étaient alors très endommagées avec la guerre civile avec le Nord (1950-53).

Suite à la séparation de la Corée, le nord hérita de la grande majorité des usines du pays, mais aussi des mines et surtout de 80% de la capacité de production électrique. Alors que le Sud se retrouvait principalement avec une économie surtout pastorale, agraire et très peu développée, en comparaison. C’est d’ailleurs en partie grâce à cela qu’à cette époque la Corée du Nord était plus riche et développée que la Corée du Sud.

Bien sûr, ce n’est pas sans compter sur la précieuse intervention de États-Unis, qui joue un rôle central dans le « miracle économique coréen ».
Les États-Unis ont non seulement fourni une assistance technique et financière à la Corée du Sud – ils les ont littéralement « arrosé de billets verts ». Mais ils ont absorbé la plupart des exportations sud-coréennes ce qui a permis à la Corée du Sud le développement d’une base industrielle solide. Dans le contexte de la guerre du Vietnam, les États-Unis ont clairement attribué des contrats généreux à des entreprises sud-coréennes, ce qui leur a permis de faire tourner leurs industries.

Mais à cette époque aussi, l’une des mains-d’œuvre les moins chères était en Corée du Sud, et son petit voisin, le Japon, a su en tirer profit et ainsi délocalisa ses productions en Corée du Sud, ce qui profita évidement grandement à l’industrie et à l’économie sud-coréennes.

Exportations à tout va

exportations corée du sud
Exportations, Corée du Sud

Le gouvernement de Park Chung-hee a mis en place une redoutable stratégie de stimulation des exportations, qui fonctionnait très efficacement. En effet, lorsque le gouvernement de l’époque décidait de cibler un produit pour l’exportation, les grands moyens étaient appliqués à échelle national.

Il commençait d’abord par fournir des incitatifs financiers pour booster le développement de l’industrie sélectionnée (principalement des rabais sur les taux d’intérêt).
C’est au très impressionnant rythme de 30% que l’économie sud-coréenne crû entre 1962 et 1982.

L’apparition des chaebols

À l’époque, le gouvernement sud-coréen s’est allié avec les grandes familles riches et l’élite entrepreneuriale. Il avait créé d’importants conglomérats, connus sous le nom de chaebols. La plupart du temps partie de rien, sont devenus des méga-entreprises, présentes dans tous les domaines. Les trois plus connues de nos jours sont probablement Samsung, Kia, Hyundai ou encore LG.

Le petit plus chez les Coréens c’est que c’est l’État qui va prendre en charge les industries lourdes car elles nécessitent beaucoup de capital, mais elles restaient opérées par les entreprises privées pour la majorité (par exemple, Pohang Steel Mill ou plus connu sous le nom de POSCO).

L’histoire de POSCO remontre aux années 1960 sous l’impulsion du président coréen, Park Chung-hee. Souhaitant développer une industrie sidérurgique locale, et ainsi permettre au pays de gagner en autonomie en matière d’acier, malgré le manque de ressources premières. Aujourd’hui, POSCO est l’une des premières entreprises mondiales du secteur. POSCO est également présente dans tous les continents à travers ses 23 filiales, notamment à Hong Kong, en Chine, au Vietnam, en Thaïlande, au Japon, aux États-Unis, au Brésil, en Afrique du Sud et bien sûr en Nouvelle Calédonie à travers sa participation de 49% dans la NMC.

Depuis sa création il y a 47 ans, on peut dire que POSCO a pleinement rempli les paris des anciens dirigeants. Aujourd’hui, POSCO est devenu le cœur du développement économique coréen. Son parcours est indissociable de l’histoire et du succès de la croissance économique du pays. Son dirigeant tient à réaffirmer qu’il s’agit d’une « Success Story Company ».

Du soft power a l’état pur

Si je vous dit Pororo (뽀로로), Larva, Molang (몰랑), ou bien même Robocar Poli (로보카 폴리), cella vous dit quelque chose sans doutes ? Est pour cause, ce sont des dessins animés que nous voyons aussi sous nos latitudes, et trés regardé par nos chers têtes blondes, et avec leurs journaux respectifs, il pourrais rivaliser avec le très célèbre Journal de Mickey.



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