Cet article est une introduction générale à toute l’histoire de la Corée, jusqu’à la séparation permanente après la guerre de Corée (1950-1953). Ce sera un voyage dans le temps pour découvrir les plus importants faits historiques et phénomènes culturels qui ont formé les traditions coréennes telles qu’elles existent à présent.

Recherches

Aujourd’hui, il est possible de reconstruire une image suffisamment détaillée de l’ancienne Corée, grâce aux recherches interdisciplinaires. « Néanmoins, l’histoire de la Corée n’est pas toujours d’un accès facile. Les repères de base font défaut, qu’il s’agisse de la langue, de la géographie ou des lieux de mémoire qui ne parlent qu’aux habitants de la péninsule. Étudier la Corée nécessite aussi d’évoquer le continent chinois et l’archipel japonais auxquels elle est intimement liée, de même que l’histoire de France ne saurait se comprendre sans référence à la Grande-Bretagne, à l’Allemagne ou à l’Italie. » (Dayez-Burgeon, 2017, p. 15) Ceci dit, il est essentiel d’analyser l’histoire ou la chronologie de la Corée, en fonction de son rôle et sa position dans la civilisation confucéenne. Dans certains cas, la connaissance du wényán (en caractères chinois traditionnels : 文言), chinois classique, ainsi que des langues et traditions altaïques peut être indispensable (à comparer avec les recherches sur la stèle de Chŏmje).

Périodisation

La périodisation de la chronologie d’un pays dépend de la méthodologie, appliquée à la recherche en histoire et ses sous-disciplines. Celle que je propose dans cet article, correspond avec les plus importants changements géopolitiques et culturels sur la péninsule coréenne. Ceci dit, on peut distinguer les époques suivantes :

  1. Gojoseon | 고조선 (2333 – 108 avant notre ère)
  2. Proto-Trois Royaumes | 삼한 (108 avant notre ère – IIIème siècle)
  3. Trois Royaumes | 삼국 (Ier siècle avant notre ère – 668)
  4. Silla unifié ou Grand Silla | 통일신라 (668-935)
  5. Goryeo | 고려 (918-1392)
  6. Joseon | 조선 (1392-1910)
  7. Occupation japonaise | 일제강점기 (1905-1945)
  8. Partition de la Corée | 한반도 분단 (1945-1950)
  9. Guerre de Corée | 한국 전쟁 (1950-1953)
  10. Corée du Sud et Corée du Nord | 조선 & 한국 (à partir de 1953)

À mentionner que les dates pour définir un début et une limite d’une époque ne sont que des suggestions, basées sur l’analyse archéologique, historique et culturelle des objets et de certains phénomènes.

Les noms des époques présentées dans cet article peuvent varier par rapport à d’autres sources où les noms ont été transcrits des transcriptions différentes, parfois erronément. D’après la reforme linguistique sud-coréenne de 2000, j’utilise conséquemment la romanisation révisée du coréen pour transcrire le hangeul en alphabet latin.

Gojoseon | 고조선 (2333 – 108 avant notre ère)

L’histoire de la Corée, comme d’autres pays confucéens, commence par un mythe. C’est « celui du prince Dangun, petit-fils du Ciel, qui, le 3 octobre 2333 avant notre ère, aurait pris la décision de fonder le premier royaume de Corée auquel il donna le nom de Joseon » (Dayez-Burgeon, 2017, p. 35) Ce royaume demi-légendaire, demi-historique « marque la naissance de la civilisation coréenne. Situé au niveau de ce qui est aujourd’hui la Corée du Nord, il se partage la péninsule avec le royaume chinois de Jin, au sud, qui appartient à la dynastie des Han… C’est le début de longs siècles de lutte jusqu’à la défaite de Gojoseon face aux Hans en 108 avant notre ère. » (Ducamp, 2019, p. 17)

Bien que le 3 octobre 2333 avant notre ère soit une date officielle de la fondation du royaume de Corée, les premiers habitats humains sur la péninsule datent déjà de 8000 avant notre ère ou même d’avant. Il est probable aussi que ce fût un moment de la naissance de la céramique coréenne dont les chefs-d’œuvre viennent des époques suivantes, surtout de Goryeo et du début de Joseon.

Gojoseon (en hangeul : 고조선 ; en hanja : 古朝鮮) signifie littéralement « ancien Joseon », mais l’adjectif go fut attribué uniquement après la fondation de la dynastie Joseon en 1392, pour distinguer entre « deux Joseons » dans la chronologie coréenne.

La période de Gojoseon apporta le paljojigyo (팔조지교 ; 八條之敎 ; en anglais : Law of Eight Articles), les huit prohibitions, considérées comme le premier acte normatif dans l’histoire de la Corée. Il fonctionna en tant que loi du talion, donc basée sur le même concept que le fameux Code du Hammurabi dans la tradition babylonienne : « œil pour œil, dent pour dent ».

En général, on peut dire que « la néolithique nord-asiatique se caractérise par une accélération du progrès. De siècle en siècle, les pratiques agricoles s’améliorent et les espèces cultivées se diversifient avec l’apparition de l’oge et du blé. Au contact avec la civilisation austronésienne qui se propage du Pacifique mélanésien à l’Asie du Sud-Est et influence jusqu’à Taïwan, Okinawa et Jeju, une riziculture sommaire fait son apparition dans les plaines de la mer Jaune aux environs du cinquième millénaire. » (Dayez-Burgeon, 2017, p. 30)

ill. 1. Carte du royaume de Gojoseon et ses voisins géopolitiques

Proto-Trois royaumes | 삼한 (108 avant notre ère – IIIème siècle)

La période de Proto-Trois royaumes (원삼국시대 Wonsamguk sidae ; 原三國時代 ; ou 삼한 Samhan ; 三韓) désigne trois confédérations qui se formèrent au moment de la défaite de Gojoseon vers 108 avant notre ère. « En effet, alors que dans le nord se développe le royaume de Goguryeo, le sud (l’ancien royaume de Jin) se trouve divisé entre Mahan, Jinhan et Byeonhan. Cest trois proto-royaumes, s’ils ne vont pas tenir bien longtemps, marquent un moment charnière de l’histoire de la Corée : sur leurs ruines vont s’élever les royaumes de Baekje, de Silla et de la confédération de Gaya qui vont, pendant des siècles et des siècles, forger la culture coréenne. » (Ducamp, 2019, p. 18)

ill. 2. Carte des Proto-Trois royaumes et ses voisins géopolitiques

Trois royaumes | 삼국 (Ier siècle avant notre ère – 668)

L’époque de Trois royaumes désigne trois êtres géopolitiques principaux : Goguryeo (고구려), Baekje (백제) et Silla (신라). Leurs noms donnèrent le titre à un recueil historique important, Samguk yusa (삼국유사 ; 三國遺事) d’où viennent plusieurs informations sur la chronologie de la Corée de la préhistoire jusqu’à la période de Trois royaumes, elle-incluse.

Au IVème siècle, le bouddhisme fut officiellement introduit en Corée par des moines chinois. Ensuite, « adopté par la cour et l’aristocratie à l’imitation de la Chine, la nouvelle foi gagne progressivement le reste de la population où sans remplacer les croyances et les rites chamanes, elle s’y superpose. » (Dayez-Burgeon, 2017, p. 56 ; souligné par M.A.D.) À noter que l’arrivée du bouddhisme n’a pas effacé les traditions religieuses déjà existantes. Cette capacité d’incorporer les éléments spirituels et philosophiques extérieurs, qui caractérise toute la civilisation confucéenne, a été formée relativement tôt.

Pour autant, il existe une hypothèse que le bouddhisme ait pu être apporté en Corée directement de l’Inde. D’après l’histoire ou la légende de la princesse indienne Heo Hwang-ok (en hangeul : 허황옥 ; en hanja : 許黃玉), elle vint à l’un des royaumes-confédérations coréennes, Geumgwan Gaya (금관가야 ; 金官伽倻), au Ier siècle pour épouser le roi Suro (수로 ; 首陵). Il est dit qu’une réminiscence de sa visite est une petite pagode en pierre, pasa seoktap (파사석탑 ; 婆娑石塔), faite à base de matériau introuvable sur la péninsule coréenne. Néanmoins, cette hypothèse n’a pas été suffisamment vérifiée pour être offciellement confirmée.

ill. 3. Carte des Trois royaumes et ses voisins géopolitiques. À remarquer l’île de Jeju qui s’appelait « Tamna » à l’époque

Silla unifié ou Grand Silla | 통일신라 (668-935)

Bien que le royaume de Silla unifié (통일신라 ; 統一新羅) ou le royaume de Grand Silla, eût dominé la péninsule, c’était aussi une période de soit-disant États du nord et du sud. « Au cours du VIIIème siècle, les souverains de Silla parvinrent ainsi à rogner le pouvoir local des clans en les remplaçant par des gouverneurs nommés et salariés, puis un instaurant une bureaucratie de mandarins formés au sein d’un collège confucéen et recrutés par concours. Déclarées propriétés d’État, les terres ne furent plus attribuées aux paysans qu’à titre viager. Afin de doter la péninsule de références culturelles et linguistiques communes, les monarques nouèrent une alliance étroite entre le trône et l’autel en se présentant comme de véritables rois-bouddhas et en dotant le pays d’un nombre impressionnant de monastères peuplés de moines d’autant plus rescpectés qu’ils étaient aller étudier en Chine. » (Dayez-Burgeon, 2017, p. 60-61)

Il faut souligner que « la Corée unifiée ne disparaît pourtant pas avec l’effondrement de Silla. Près de trois siècles ont renforcé les échanges et ancré les solidarités au sein de la péninsule. » (Dayez-Burgeon, 2017, p. 62) C’était une période importante pour la formation de l’identité culturelle des futurs Coréens sous la dynastie de Goryeo et ensuite, la dynastie de Joseon.

ill. 4. Carte de Silla unifié et son voisin géopolitique, royaume de Balhae (발해 ; 渤海)

Goryeo | 고려 (918-1392)

« Les anciens Trois Royaumes ne sont réellements unifiés sous le nom Goryeo qu’en 936 par Wang Geon, un noble de l’ancien royaume de Goguryeo. » (Ducamp, 2019, p. 22) À rappeler un drama historique, Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo (달의 연인 – 보보경심 려 Dar-ui yeon-in – Bobogyeongsim ryeo, 2016), où la lutte de Goryeo avec les royaumes précédents qui s’évanouissaient graduellement, a été présentée dans quelques épisodes.

Goryeo (고려 ; 高麗) fut un royaume « centré autour de la culture, du savoir, de la philosophie et de la religion bouddhiste. C’est d’ailleurs sous Goryeo qu’ont été inventés les caractères d’imprimerie mobiles (plusieurs siècles avant leur apparition en Europe…) et c’est de ce nom « Goryeo » que viendrait le nom donné par les Occidentaux au pays « Korea ». » (Ducamp, 2019, p. 22) En outre, il est connue pour la fabrication du céladon et le nom « Goryeo » est devenu un synonyme de grande qualité en céramique.

ill. 5. Carte de Goryeo

Joseon | 조선 (1392-1910)

« Le passage de Koryo [Goryeo – M.A.D.] à Choson [Joseon – M.A.D.] fut beaucoup plus qu’un simple changement de famille royale. Ce fut un événement d’importance capitale dont les ondes de choc se répecutèrent sur chaque aspect de la vie des Coréens, de la politique à l’économie, de l’idéologie du pouvoir aux coutumes sociales. Alors que déclinaient les anciennes forces de l’aristocratie et que la bureaucratie des lettrés montait en puissance, le néo-confucianisme qui avait été introduit vers la fin de Koryo, fut adopté comme le credo officiel de l’ordre politico-social de Choson et se traça un chemin jusqu’au cœur de la société. » (Bae, Jeon, Kim et Pak, 2010, p. 13) Il est dit aussi que la dynastie Joseon devint « plus confucéenne que Confucius lui-même » à un certain moment.

L’invention de l’alphabet coréen, donc du hangeul (한글), sous le règne du roi Sejong le Grand (세종대왕 ; 世宗大王, 1397-1450) et les invasions japonaises 1592-1598 avec une fameuse contre-offensive de l’amiral Yi Sun-sin (이순신 ; 李舜臣, 1545-1598), sont deux faits historiques les plus importants de cette époque. Et même si le hangeul ne devint pas une écriture offcielle, son apparition marque un moment signifiant dans l’histoire de la culture coréenne.

On peut dire que l’époque de Joseon (조선 ; 朝鮮) est une période le plus célèbre et le plus reconnaissable dans la chronologie de la Corée. Et malgré certains changements temporaires, elle a laissé une image de la Corée fascinante mais bouleversante en même temps ; d’un pays des tenues élégantes comme le hanbok (한복), surtout féminin, et le gat (갓), chapeau pour les hommes ; de l’étiquette et de la langue soutenues ; de l’autorité royale sous les auspices du dragon ; mais aussi d’un pays de la stratification sociale où l’esclavage était une partie intégrante de la vie quotidienne. Cette image est renforcé et (re)créée par le drama sud-coréen contemporain du genre sageuk. L’esthétique ainsi que les controverses de Joseon, inspirent les créateurs des séries historiques ce qui est visible dans le nombre de productions, reconnues en Corée du Sud et à l’étranger. À rappeler les titres comme Love in the Moonlight (구르미 그린 달빛 Gureumi geurin dalbit, 2016), The Scholar Who Walks the Night (Bameul geotneun seonbi, 2015) ou une nouvelle réalisation Kingmaker: The Change of Destiny (바람과 구름과 비 Baramgwa gureumgwa bi, 2020).

ill. 6. Carte de Joseon avec ses provinces au XVème siècle

Occupation japonaise | 일제강점기 (1905-1945)

L’occupation japonaise (일제강점기) est une période particulièrement tragique dans l’histoire de la Corée. Malgré les efforts du dernier roi coréen, Gojong (고종 ; 高宗, 1852-1919) et certains hommes politiques, la Corée n’a pas réussi à garder son indépendance. Les réformes Gabo (갑오 개혁 ; 甲午改革), effectuées 1894-1896 et qui ont apporté une abolition de l’esclavage, n’étaient qu’un dernier cri du pays qui tombait. En 1905, la Corée, en effet soumise depuis les années 1890 (à rappeler la mort tragique de la reine Min [민자영 ; 閔玆暎, 1851-1895], assassinée et brûlée par les Japonais), devint un protectorat japonais pour être entièrement incorporée au Japon cinq ans plus tard.

« Cette annexion brutale aboutit à ses fins. En contrôlant strictement les transports, les communications et la presse, le Japon parvient progressivement à éradiquer les mouvements indépendantistes sans susciter la moindre opposition de la part des autres puissances. C’est qu’elle lui sont favorables,comme les États-Unis, ou, par ces temps de tensions croissantes, qu’elles ont d’autres priorités. » (Dayez-Burgeon, 2017, p. 159) Les Japonais appliquèrent graduellement une politique de déracinement culturel pour affaiblir et ensuite, détruire l’identité nationale coréenne. Néanmoins, il était difficile de soumettre les Coréens. Le soulèvement du 1er mars 1919 était une révolte que les envahisseurs ne pouvaient pas ignorer.

L’occupation japonaise pose toujours une question sur les femmes de réconfort. Milliers de Coréennes ont été torturées et forcées à la prostitution, surtout pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce crime n’a jamais été reconnu par le gouvernement japonais ce qui affectent les relations nippo-coréennes jusqu’à présent. À rappeler le film I Can Speak (아이 캔 스피크 Ai kaen seupikeu, 2017) de Kim Hyeon-seok (김현석) où l’un des personnages principaux, ou plutôt le seul personnage principal, est une dame plus âgée dont l’enfance et l’adolescence ont été ruinées par l’expérience de l’esclavage sexuel, géré par les autorités japonaises.

ill. 7. Carte de la Corée sous l’occupation japonaise

Partition de la Corée | 한반도 분단 (1945-1950)

La partition de la Corée au début de la guerre froide ressemble le cas du Viêt Nam, affecté par la guerre 1955-1975. La péninsule a été divisée en deux zones avec une ligne de démarcation tracée le long du 38ème parallèle : une occupée par les Soviétiques (soutenus par les Coréens communistes), l’autre occupée par les Américains (soutenus par les Coréens proto-démocratiques). On peut dire que c’était une période de transition (qui n’a pas été terminée avec une réunification finalement) : « le Nord et le Sud se constituent donc chacun en état indépendant. En Corée du Nord, le général Kim Il-Sung prend la tête du parti communiste et du pays. En Corée du Sud, Rhee Syngman est le premier président de la nouvelle République. Il organise une répression sanglante contre les communistes et met en place un régime autocratique. » (Ducamp, 2019, p. 28)

À souligner que « l’année 1947 aggrave encore les disparités entre les deux zones d’occupation coréennes. Le 11 mars 1947, les États-Unis, convaincus que leurs divergences avec l’URSS sont irréconciliables, lancent leur nouvelle ligne de politique étrangère. Il s’agit désormais d’endiguer le communisme, c’est-à-dire d’empêcher son expansion. En juin, ils lancent le plan Marshall destiné à consolider l’Europe que n’a pas encore envahie la vague communiste. En Corée, la doctrine de l’endiguement implique de protéger le Sud contre la contagion communiste. Tout progessiste est désormais suspect. La répression redouble, menée tant par la police, réputée pour sa brutalité, que par l’armée, équipée par les États-Unis, ainsi que des ligues de jeunes activistes d’extrême droite, souvent émigrés du Nord, qui recourent à la terreur et au meurtre. » (Dayez-Burgeon, 2017, p. 193-194 ; souligné par M.A.D.) Le problème de la brutalité des autorités sud-coréennes à cette époque-là, a été présenté aussi dans un roman de Mary Lynn Bracht, Filles de la mer (en anglais : White Chrysanthemum, 2018).

()ill. 8. Carte de la partition de la Corée en 1945

Guerre de Corée | 한국 전쟁 (1950-1953)

La guerre de Corée (한국 전쟁) a été une autre période tragique, juste après l’occupation japonaise et la partition de la péninsule. De fait, la guerre n’était qu’une continuation du conflit entre l’URSS et les États-Unis qui, ont divisé la Corée de la même façon que l’Allemagne. Cela rappelle aussi, dans certain sens, le fameux traité de Tordesillas du 7 juillet 1494 quand l’Espagne et le Portugal avaient divisé en deux le Nouveau Monde… Cette guerre a scellé la séparation du Nord et du Sud, qui dure jusqu’à présent, et a apporté de nombreuses victimes ainsi que des dommages matériels immenses.

À rappeler dans ce contexte-là, le bataillon français de l’ONU (l’Organisation des Nations Unies) qui a été envoyé en Corée le 25 octobre 1950. Son nom porte la place du Bataillon-Français-de-l’ONU-en-Corée à Paris (station du métro Pont-Marie, ligne 7) où se trouve son monument commémoratif également.

C'est une photo du monument commémoratif du bataillon français de l'ONU de Corée (1950-1953) à la place du Bataillon-Français-de-l’ONU-en-Corée à Paris.
ill. 9. Le monument commémoratif du bataillon français de l’ONU de Corée (1950-1953), place du Bataillon-Français-de-l’ONU-en-Corée, Paris. Photo : Maria Anna Dudek, 2020

Deux Corées | 조선 & 한국 (à partir de 1953)

La chronologie de la Corée après la guerre 1950-1953 est déjà une histoire de deux pays : deux Corées et deux sociétés différentes. « La Corée du Sud sort de la guerre complètement exsangue. Ses habitants ont été décimés, ses villes laissées à l’état de ruines, ses infrastructures pulverisées. » (Dayez-Burgeon, 2017, p. 217) Il fallait attendre au moins quelques décennies pour que le Sud devienne le pays de Samsung, Hyundai, hallyu (한류) et d’autres succès modernes.

Aujourd’hui, la question de la réunification revient dans le discours politique. Le futur est en train de s’écrire lui-même…

ill. 10. Carte de la péninsule coréenne actuelle : Corée du Nord et Corée du Sud

Bibliographie

  • Bae Kichan, Jeon Sang-woon, Kim Ho et Pak Song-rae (2010). Le roi Sejong le Grand – Lumière éternelle de Corée. Séoul : Bureau de Diamond Sutra recitation groupe.
  • Dayez-Burgeon Pascal (2017). Histoire de la Corée – Des origines à nos jours. Paris : Éditions Tallandier.
  • Ducamp Elise (2019). Quelque chose de Corée du Sud. Paris : Éditions Nanika.

Illustrations

  • Image liminaire : Le Grand Bouddha, Bongeunsa Temple (봉은사), Séoul
  • ill. 1. Carte du royaume de Gojoseon et ses voisins géopolitiques
  • ill. 2. Carte des Proto-Trois royaumes et ses voisins géopolitiques
  • ill. 3. Carte des Trois royaumes et ses voisins géopolitiques. À remarquer l’île de Jeju qui s’appelait « Tamna » à l’époque
  • ill. 4. Carte de Silla unifié et son voisin géopolitique, royaume de Balhae (발해 ; 渤海)
  • ill. 5. Carte de Goryeo
  • ill. 6. Carte de Joseon avec ses provinces au XVème siècle
  • ill. 7. Carte de la Corée sous l’occupation japonaise
  • ill. 8. Carte de la partition de la Corée en 1945
  • ill. 9. Le monument commémoratif du bataillon français de l’ONU de Corée (1950-1953), place du Bataillon-Français-de-l’ONU-en-Corée, Paris. Photo : Maria Anna Dudek, 2020
  • ill. 10. Carte de la péninsule coréenne actuelle : Corée du Nord et Corée du Sud
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